Le Burkina Faso conformément aux directives de l’UEMOA, s’est engagé dans un processus de réformes de gestion des finances publiques. En effet, le pays a fait d’énormes progrès en matière de réformes et figure parmi les rares pays de l’UEMOA à expérimenter son premier budget programme en 2017. Plusieurs aspects des finances publiques liés à la mise en œuvre du budget programme tels que l’introduction de la budgétisation pluriannuelle, la déconcentration de l’ordonnancement et la modernisation des pratiques de gestion des investissements devront nécessiter des changements organisationnels significatifs au niveau de l’administration et le développement de nouveaux outils de gestion. D’où la nécessité de soutenir les efforts du gouvernement en vue de lever les contraintes institutionnelles, réglementaires et de capacités des services publics.

Par ailleurs, le pays a adopté un code de transparence budgétaire en 2013 dont l’objectif est de mettre en œuvre les principes de bonne gestion des finances publiques à travers entre autres la publicité de l’information financière, l’intégrité des acteurs et l’implication des OSC dans les débats de gestion des finances publiques. Si le Burkina a fait d’énormes efforts en matière de transparence avec l’adoption de loi n° 004-2015/CNT du 03 mars 2015 portant Prévention et Répression de la Corruption et du code des Marchés Publics, on note cependant que jusqu’à présent, très peu d’actions ont été menées en vue d’impliquer les organisations de la société civile à la gestion de la chose publique.

À cet effet, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Gouvernance Économique et de Participation Citoyenne, une dotation d’un montant de 6 millions de Dollars US dénommée Fonds d’Intervention Rapide (FIR) a été prévue pour, d’une part soutenir les efforts du gouvernement en matière de réformes des finances publiques et d’autre part, encourager la participation des Organisations de la Société Civile (OSC) dans la gestion des finances publiques. Pour ces dernières, le fonds vise à susciter des projets innovants qui permettront aux citoyens de s’intéresser aux actions publiques en termes de contribution à l’amélioration l’offre de service public du gouvernement.

À ce titre, cinq OSC bénéficient déjà d’un accompagnement pour la mise en œuvre de leurs activités et comme annoncé le 30 mai 2018 lors de la signature de convention des premières OSCs bénéficiaires de ce fonds, un second appel à projet a été lancé le 12 juin 2018 par voie de presse. À l’issue du processus de sélection, le comité technique de sélection mis en place à cet effet a retenu quatre (04) OSC qui devront bénéficier d’une subvention moyenne de 35 000 000 chacune.

La cérémonie, présidée par le Coordonnateur du Projet, a eu lieu le 10 décembre 2018, à Ouagadougou, dans les locaux abritant l’Unité de Coordination.

Les autres OSC bénéficiaires étaient les suivantes : le RAME  (Réseau d’Accès aux Médicaments Essentiel), la LCB (ligue des consommateurs du Burkina), le  RAJS (Réseau africain jeunesse santé et développement au Burkina Faso) et l’AJPO : Association des Jeunes pour la Promotion des Orphelins.’

Sources : Bertin BAKOLO
Responsable Suivi&Évaluation